Vidéos : sous-titres, transcription et audiodescription
Cette page fait partie de L'accessibilité numérique.
Trois dispositifs, trois publics
| Dispositif | Rend accessible | Public premier |
|---|---|---|
| Sous-titres synchronisés | Les paroles et les sons porteurs de sens | Personnes sourdes ou malentendantes |
| Transcription textuelle | L’intégralité du contenu, hors synchronisation | Tout le monde, y compris les moteurs |
| Audiodescription | L’information visuelle absente de la bande-son | Personnes aveugles ou malvoyantes |
Les sous-titres
Synchronisés, fidèles, et complets : ils retranscrivent les paroles, mais aussi les sons porteurs de sens — « [sonnerie] », « [rires] », « [musique inquiétante] » — et identifient les locuteurs quand plusieurs personnes parlent.
Les sous-titres générés automatiquement ne suffisent pas : ils confondent les noms propres, ignorent la ponctuation et n’identifient personne. Ils constituent un point de départ à relire, jamais un livrable.
La transcription
Un texte complet, publié à côté de la vidéo. C’est le dispositif le moins coûteux et le plus universellement utile : il sert les personnes sourdes, celles qui préfèrent lire, celles qui n’ont pas le son, et il rend le contenu lisible par les moteurs de recherche et les moteurs de réponse.
Pour une vidéo où l’image ne porte pas d’information propre, une transcription bien faite peut tenir lieu d’alternative principale.
L’audiodescription
Elle décrit, dans les silences de la bande-son, ce que l’image montre et que le son ne dit pas : un geste, un document affiché à l’écran, un changement de lieu.
Elle n’est nécessaire que si l’image porte de l’information absente de la bande-son. Une conférence filmée en plan fixe n’en a pas besoin ; une démonstration de logiciel, si.
Une vidéo dont le commentaire dit ce que l’on montre — « je clique ici sur le bouton Enregistrer » plutôt que « je clique ici » — n’a pas besoin d’audiodescription. Quelques consignes au moment d’écrire le script suppriment un poste entier de post-production.
Ce que le référentiel exige
La thématique Multimédia porte 13 critères, qui couvrent la transcription, les sous-titres, l’audiodescription, l’identification du média, son contrôle au clavier et sa compatibilité avec les technologies d’assistance.
Point à connaître : le lecteur vidéo lui-même est audité. Un lecteur tiers dont les boutons ne sont pas atteignables au clavier met en défaut plusieurs critères, indépendamment de la qualité de vos sous-titres.
Par quoi commencer
- Inventorier les vidéos et les trier par audience réelle.
- Publier une transcription pour chacune : c’est le meilleur rapport entre coût et bénéfice.
- Sous-titrer les vidéos les plus consultées, en relisant la transcription automatique.
- Vérifier le lecteur au clavier avant tout le reste : s’il est inutilisable, les sous-titres ne servent à personne.
- Retirer les vidéos obsolètes plutôt que de les mettre en conformité.