L’audit RGAA, du cadrage au plan de correction
Six étapes, dont une seule est automatisable. C’est ce qui sépare un audit de conformité d’un scan.
1. Cadrage et constitution de l’échantillon
L’échantillon n’est pas un choix arbitraire. Il comprend les pages obligatoires — accueil, contact, mentions légales, accessibilité, plan du site, aide, authentification —, auxquelles s’ajoutent des pages représentatives de chaque type de contenu, les documents téléchargeables, l’intégralité des pages d’un processus à étapes multiples, et au minimum 10 % de pages tirées au hasard.
2. Tests manuels sur les 106 critères
C’est le cœur du travail, et il se fait à la main. Chaque critère reçoit l’un de trois statuts : conforme, non conforme, ou non applicable. Le RGAA 4.1.2 répartit ces 106 critères en 13 thématiques, des images aux formulaires en passant par la navigation et la consultation.
3. Tests assistés, et vérification humaine
Les outils automatiques servent à repérer vite. Ils ne décident de rien :
un attribut alt présent n’est pas un alt
pertinent, et aucun outil ne sait si « Cliquez ici » décrit la destination
du lien.
4. Tests avec les technologies d’assistance
Lecteur d’écran, navigation au clavier seul, zoom à 200 %, mode contraste élevé. C’est là qu’on découvre ce que la grille ne dit pas : un formulaire dont chaque champ est correctement étiqueté peut rester impraticable si l’ordre de tabulation contredit l’ordre visuel.
5. Rapport, taux de conformité et plan de correction
Le taux se calcule en divisant le nombre de critères validés par le nombre de critères applicables. Avec une règle qui explique bien des mauvaises surprises : un critère n’est validé que s’il l’est sur toutes les pages de l’échantillon. C’est aussi pourquoi les scores rendus par les outils qui notent page par page sont systématiquement plus flatteurs qu’un audit conforme à la méthode officielle.
6. Restitution et transfert de compétences
Une session avec vos développeurs, vos contributeurs et votre chef de projet. Le rapport ne sert à rien si personne ne sait le lire — et la conformité se perd à la publication, pas au développement.
| Typologie de site | Échantillon | Charge |
|---|---|---|
| Site vitrine, gabarits homogènes | 8 à 12 pages | 3 à 5 jours |
| Site institutionnel avec espace connecté | 15 à 20 pages | 6 à 10 jours |
| Site e-commerce avec tunnel complet | 20 à 30 pages | 10 à 15 jours |
| Application métier ou plateforme | sur mesure | 15 jours et plus |
Tout sur l’audit RGAA
- La méthode d'audit La grille, les tests, les trois statuts de conformité.
- L'échantillon de pages Pages obligatoires, pages représentatives, tunnel intégral et tirage aléatoire.
- Le taux de conformité Comment il se calcule, et pourquoi un seul défaut fait tomber un critère pour tout le site.
- Le prix d'un audit RGAA Grille de charge par typologie de site et ce qui fait varier un devis.
- Le rapport d'audit Ce que doit contenir un rapport pour être utilisable par une équipe technique.
- L'audit rapide sur 25 critères Le premier diagnostic, ses usages légitimes et ses limites.
- L'audit utilisateur Ce que la grille ne dit pas et que seuls les tests d’usage révèlent.
- Le contre-audit Vérifier les corrections et mettre à jour la déclaration.
- L'audit d'application mobile RGAA, RAAM et WCAG appliqués aux applications natives.
- L'audit des documents bureautiques PDF/UA, balisage, formulaires : le périmètre le plus souvent oublié.
- Qui peut réaliser un audit RGAA Audit interne, prestataire ou outil : ce que chacun permet vraiment.
- Les outils d'audit RGAA Ce que chaque outil détecte, ce qu’il manque, et pourquoi aucun ne remplace un auditeur.