Le FALC, facile à lire et à comprendre, sur le web
Cette page fait partie de L'accessibilité numérique.
Ce que le FALC est
Facile à lire et à comprendre. Une méthode de rédaction et de mise en page conçue pour les personnes en situation de handicap intellectuel, et qui sert bien plus largement : personnes âgées, personnes dyslexiques, lecteurs non francophones, ou simplement quiconque lit vite sur un écran de téléphone.
Le FALC repose sur des règles précises — une idée par phrase, un vocabulaire courant, l’explication des mots difficiles, une mise en page aérée — et sur un principe méthodologique décisif : les textes sont validés par des personnes concernées. Un texte qui n’a pas été relu par elles n’est pas du FALC, quelles que soient ses qualités.
Le FALC ne figure pas parmi les 106 critères du RGAA 4.1.2. Produire une version FALC n’augmente pas votre taux de conformité, et son absence ne le diminue pas.
Ce n’est pas une raison pour l’écarter : le handicap cognitif est le parent pauvre de l’accessibilité technique, et le FALC est l’un des rares outils qui l’adresse vraiment. Mais il faut savoir qu’on parle d’une démarche volontaire, distincte de l’obligation réglementaire.
Les règles applicables au web
- Une idée par phrase, et des phrases courtes. Éviter les incises et les subordonnées empilées.
- Des mots courants. Quand un mot technique est nécessaire, l’expliquer à sa première occurrence, et l’employer ensuite toujours de la même façon — la variation de vocabulaire, valorisée en rédaction journalistique, nuit ici.
- La voix active, et un sujet explicite.
- Pas de métaphore ni d’ironie, qui supposent une lecture au second degré.
- Les nombres en chiffres, les dates en toutes lettres pour le mois.
- Une information importante par paragraphe, annoncée par un titre explicite.
- Une mise en page aérée, alignée à gauche, sans texte justifié ni colonnes étroites.
Comment l’intégrer sans en faire un gadget
L’erreur courante est de produire une « version FALC » isolée, mise à jour une fois puis abandonnée — ce qui revient à créer un contenu de seconde zone.
Deux approches tiennent dans la durée :
- Appliquer les principes au contenu principal. Phrases courtes, vocabulaire stable, structure prévisible : cela n’appauvrit pas un texte professionnel, cela l’améliore. C’est la voie la plus rentable.
- Produire une version FALC là où l’enjeu le justifie : démarches administratives, droits, santé, sécurité. Avec validation par des personnes concernées, et un engagement de mise à jour.
Le rapport avec le reste du référentiel
Plusieurs critères RGAA servent le même public sans porter le nom de FALC : intitulés de liens explicites, messages d’erreur qui disent quoi corriger, absence de limite de temps, comportement prévisible. Les traiter est obligatoire — et c’est déjà une part substantielle du bénéfice.