Le contre-audit : prouver que les corrections tiennent
Vérifier les corrections et mettre à jour la déclaration.
Cette page fait partie de L'audit RGAA.
Corriger n’est pas prouver
Une équipe annonce que les non-conformités sont corrigées. Tant que personne n’a revérifié selon la même méthode, le taux affiché dans votre déclaration reste celui de l’audit initial — et déclarer un taux corrigé sans contre-audit est une fausse déclaration.
Ce que le contre-audit vérifie
- Que chaque non-conformité relevée est effectivement levée, sur toutes ses occurrences et non sur la page qui servait d’exemple dans le rapport.
-
Qu’aucune correction n’en a cassé une autre. C’est
fréquent : un contraste rehaussé qui passe sous le seuil sur un autre fond,
un
aria-labelajouté qui masque le texte visible du bouton, un focus rendu visible en supprimant unoutlineailleurs. - Que le site n’a pas dérivé depuis. Entre l’audit et les corrections, il y a eu des publications, et la conformité se perd surtout à la publication.
Périmètre et charge
Le contre-audit porte sur le même échantillon que l’audit initial — sinon les deux taux ne sont pas comparables — augmenté des pages créées depuis. Il coûte en général de 40 à 60 % de l’audit initial : la connaissance des gabarits est acquise, seul le contrôle reste à faire.
Ce qu’il produit
- le taux de conformité recalculé ;
- la liste des non-conformités résiduelles, avec leur cause ;
- la déclaration d’accessibilité mise à jour, datée du contre-audit ;
- le cas échéant, les régressions introduites par les corrections.
Une déclaration reste valide trois ans, mais aussi : dix-huit mois après la publication d’une nouvelle version du référentiel, ou après toute modification substantielle du site. Le RGAA 5 étant attendu pour la fin 2026, une déclaration publiée aujourd’hui sous la version 4.1.2 a une échéance connue.