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Le rapport d'audit : anatomie d'un livrable exploitable

Ce que doit contenir un rapport pour être utilisable par une équipe technique.

Cette page fait partie de L'audit RGAA.

Un rapport se juge à ce qu’une équipe peut en faire lundi matin

Beaucoup de rapports d’audit sont des inventaires : justes, complets, et inutilisables. Un rapport exploitable répond à quatre questions pour chaque non-conformité — où, quoi, pourquoi, et quoi écrire à la place.

Les pièces attendues

La grille d’audit

Un tableau des 106 critères, avec pour chacun le statut, la page concernée et le commentaire. C’est la pièce qui permet de recalculer le taux, et donc de contester ou de vérifier le travail.

Le relevé de non-conformités

Une entrée par problème, pas par occurrence. Si le même bouton fautif apparaît sur douze pages, c’est une non-conformité avec douze occurrences, pas douze non-conformités. La différence change la perception de l’ampleur du chantier — et le devis de correction.

Le plan de correction hiérarchisé

Chaque non-conformité positionnée sur deux axes : gravité pour l’utilisateur et effort de correction. Le quadrant « forte gravité, faible effort » se traite en premier, et il est toujours plus fourni qu’on ne le croit.

La déclaration d’accessibilité pré-remplie

Le rapport doit fournir de quoi publier la déclaration : mention, taux, date, liste des contenus non accessibles et dérogations éventuelles. C’est le livrable légal ; le laisser à la charge du client revient à livrer un moteur sans les roues.

Ce qui ne devrait pas s’y trouver

Le test du rapport

Donnez-le à un développeur qui n’a pas assisté à la restitution. S’il peut commencer à corriger sans poser de question, le rapport est bon.