L'audit rapide sur 25 critères
Le premier diagnostic, ses usages légitimes et ses limites.
Cette page fait partie de L'audit RGAA.
À quoi il sert
L’audit rapide porte sur un sous-ensemble de critères, choisis pour leur fréquence et leur impact. Il se conduit en une demi-journée à une journée et répond à une seule question : de quel ordre de grandeur parle-t-on ?
C’est l’outil du cadrage. Il permet de dimensionner un budget, d’arbitrer entre corriger et refondre, ou de vérifier qu’un prestataire a livré quelque chose de tenable — avant d’engager un audit complet.
Ce qu’il regarde en priorité
- la hiérarchie des titres et la structure des pages ;
- les alternatives textuelles des images porteuses d’information ;
- les intitulés de liens et de boutons ;
- les étiquettes de champs de formulaire ;
- les contrastes du texte et des composants d’interface ;
- la navigation au clavier et la visibilité du focus ;
- la présence des éléments obligatoires : langue, titre, validité du code.
Ce sont les familles où se concentrent la majorité des non-conformités réellement constatées, et celles qui bloquent le plus d’usages.
Un audit rapide ne produit pas de taux de conformité et ne permet pas de publier une déclaration d’accessibilité. Le taux se calcule sur les critères applicables parmi les 106, sur un échantillon constitué selon la méthode. Un sous-ensemble ne donne pas une fraction du résultat : il donne un autre résultat.
Le piège commercial à connaître
Plusieurs offres vendent un « diagnostic gratuit » qui est un audit rapide automatisé, puis présentent le score obtenu comme un taux de conformité. Ce n’en est pas un. Si vous publiez ce chiffre dans votre déclaration, vous déclarez un taux que vous ne pouvez pas justifier — et l’absence de résultat d’audit valide équivaut, au sens du RGAA, à un état non conforme.
Nous proposons ce diagnostic rapide, et nous écrivons noir sur blanc dans le livrable ce qu’il ne vaut pas.