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Elementor : les pièges du page builder

Cette page fait partie de La mise en conformité RGAA.

Le problème n’est pas l’outil, c’est ce qu’il encourage

Un constructeur de pages donne le contrôle de l’apparence à des personnes qui n’ont pas à connaître le HTML. C’est son intérêt, et c’est aussi la source de ses non-conformités : on choisit un style de titre pour son rendu, pas pour son niveau, et la structure du document se décide par accident.

Les pièges les plus fréquents

Ce qui se corrige sans tout refaire

  1. Fixer les niveaux de titres dans les gabarits et former les contributeurs à ne plus y toucher.
  2. Rétablir un focus visible dans le CSS global, en écrasant les réinitialisations du thème.
  3. Corriger la palette au niveau des réglages globaux : les contrastes se règlent une fois pour tout le site.
  4. Renommer les icônes en leur donnant un nom accessible.
  5. Désactiver le défilement automatique des carrousels, ou les remplacer par une liste.
  6. Respecter prefers-reduced-motion dans le CSS additionnel.
Où se situe la limite

Les fenêtres modales et les composants interactifs livrés par l’extension sont les plus coûteux à mettre en conformité, parce qu’il faut corriger du code que l’on ne maîtrise pas — et que la prochaine mise à jour peut réécrire.

Quand ces composants portent une fonction essentielle — un tunnel, une prise de rendez-vous —, il est souvent moins cher de les remplacer par un développement maîtrisé que de les corriger à chaque version.

Pour une refonte à venir

Si une refonte est envisagée et que la conformité est une obligation, l’arbitrage mérite d’être posé franchement : un constructeur de pages ajoute une couche permanente de vigilance. Voir la refonte accessible.