Sous-titres, transcriptions et langue des signes
Cette page fait partie de L'accessibilité numérique.
Un sujet plus large que la vidéo
On ramène souvent le handicap auditif aux sous-titres. C’est la partie la plus visible, mais la règle est plus générale : toute information portée par le son doit exister ailleurs.
Cela concerne aussi les notifications sonores, les alertes de validation, les messages d’erreur signalés par un bip, et les contenus audio seuls — balados, messages d’attente téléphonique intégrés à un service en ligne.
Les dispositifs
- Sous-titres synchronisés pour les vidéos : paroles, sons porteurs de sens, et identification des locuteurs.
- Transcription textuelle pour les contenus audio, et en complément des vidéos. C’est le dispositif le moins coûteux et le plus largement utile.
- Langue des signes — relève du niveau AAA, donc au-delà de l’obligation. Elle se justifie sur les contenus à fort enjeu : droits, santé, sécurité, démarches.
- Doublage visuel des signaux sonores : un message de confirmation ne doit jamais être annoncé par le seul son.
Le détail de chaque dispositif figure sur vidéos : sous-titres, transcription et audiodescription.
Pour une partie des personnes sourdes de naissance, la langue des signes est la langue première et le français une langue seconde, apprise à l’écrit. Un texte administratif dense peut rester difficile même intégralement sous-titré.
Les principes de rédaction claire — phrases courtes, vocabulaire stable, structure explicite — servent donc aussi ce public. Voir le FALC.
Ce qui coûte le moins et rapporte le plus
- Publier une transcription à côté de chaque contenu audio ou vidéo. Elle sert tout le monde, et elle est indexable.
- Relire les sous-titres automatiques plutôt que de les laisser en l’état : noms propres, ponctuation, locuteurs.
- Doubler visuellement tout signal sonore de l’interface.
- Vérifier que le lecteur vidéo permet d’activer les sous-titres au clavier — un lecteur inutilisable annule le travail de sous-titrage.