La structure des titres, ce que lisent les lecteurs d’écran et Google
Cette page fait partie de L'accessibilité numérique.
Les titres sont un sommaire, pas une typographie
Un utilisateur de lecteur d’écran ne lit pas la page de haut en bas : il demande la liste des titres et saute directement à la section qui l’intéresse. La hiérarchie des titres est sa table des matières.
Quand elle est décidée d’après l’apparence — « ce h3 rendait
mieux » —, le sommaire devient faux, et la navigation par titres perd tout
intérêt.
Les trois règles
-
Un seul
h1par page, qui énonce le sujet de la page. -
Aucun saut de niveau descendant. Après un
h2vient unh2ou unh3, jamais unh4. Remonter de plusieurs niveaux d’un coup est en revanche normal : on ferme plusieurs sections. - Le niveau se déduit de la structure, jamais de la taille. Si le rendu ne convient pas, c’est la feuille de styles qu’il faut changer.
Un paragraphe en gras et en grande taille ressemble à un titre, mais n’en est pas un : il n’apparaît pas dans le sommaire, et le lecteur d’écran ne peut pas s’y rendre. C’est l’erreur de contribution la plus fréquente, et elle est invisible à l’œil.
L’inverse existe aussi : un titre utilisé pour grossir un texte qui n’en est pas un — une accroche, une citation — qui pollue le sommaire.
Les pièges des gabarits
Sur un site industrialisé, la hiérarchie n’est pas décidée par le rédacteur mais par le gabarit. Deux cas reviennent :
-
Un titre de widget en
h3placé avant leh2du contenu : la structure saute sur toutes les pages du site. -
Un composant réutilisable qui impose son niveau. Un bloc
« articles liés » codé en
h2sera faux partout où il est inséré dans une section de niveau inférieur. Le niveau doit être un paramètre du composant.
Comment le vérifier
À la main, la table des matières d’une page doit se lire comme un plan cohérent : si vous ne comprenez pas la page à partir de ses seuls titres, la structure est à revoir.
En automatique, c’est l’un des rares points qu’un outil vérifie de façon
fiable — et ce site le contrôle à chaque mise en ligne, sur chacune de ses
pages : un seul h1, aucun saut de niveau, sous peine d’échec du
déploiement.
Le bénéfice au-delà de l’accessibilité
La même structure sert les moteurs de recherche et les moteurs de réponse, qui découpent le contenu en unités de sens à partir des titres. Le recoupement est détaillé sur accessibilité et référencement.