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Maintenir la conformité : tests automatisés et intégration continue

Cette page fait partie de La mise en conformité RGAA.

Un site conforme au 1er janvier ne l’est plus au printemps

La conformité n’est pas un état, c’est un équilibre. Chaque livraison, chaque article publié, chaque mise à jour d’extension peut la rompre — sans que personne ne s’en aperçoive, puisque rien ne casse visuellement.

C’est ce qui explique l’écart si fréquent entre le taux affiché dans une déclaration et l’état réel du site le jour où quelqu’un le vérifie.

Ce que l’automatisation attrape

Les contrôles automatisés couvrent une part minoritaire du référentiel — de l’ordre d’un tiers. Mais cette part est précisément celle qui se casse le plus souvent au fil des livraisons :

La règle qui change tout

Un contrôle qui avertit sans bloquer finit ignoré. Pour qu’il serve, il doit faire échouer la livraison.

C’est le parti pris de ce site : sa commande de build est la chaîne de vérification elle-même. Un contraste insuffisant, un HTML invalide ou un lien mort empêche la mise en ligne, sans discussion possible.

Ce qui reste humain

Aucun outil ne juge la pertinence d’une alternative textuelle, d’un intitulé de lien ou d’un ordre de tabulation. Deux rendez-vous s’imposent donc :

Et la contribution éditoriale

C’est là que la conformité se perd le plus vite, et c’est le seul endroit où l’automatisation ne peut rien : un titre choisi pour sa taille, une alternative laissée vide sur une infographie, un lien « en savoir plus » ajouté de bonne foi. La formation des contributeurs n’est pas un supplément, c’est la moitié du dispositif de non-régression.

Le rythme à tenir

  1. À chaque livraison : contrôles automatisés bloquants.
  2. À chaque évolution notable : revue humaine ciblée.
  3. Une fois par an : contre-audit et déclaration mise à jour.
  4. À chaque nouvelle version du référentiel : re-audit dans les dix-huit mois — le RGAA 5 est attendu pour la fin 2026.