WCAG 2.1 : les treize critères ajoutés et pourquoi
Cette page fait partie de RGAA et WCAG.
La version sur laquelle repose le RGAA
Le RGAA 4.1.2 est adossé aux WCAG 2.1, niveau AA. C’est donc cette version qui détermine ce qu’un audit français vérifie aujourd’hui.
Ce que la 2.1 a ajouté, et pourquoi
La version 2.0 datait de 2008 — avant la généralisation du smartphone et avant l’essor des interfaces tactiles. La 2.1 comble ce retard, autour de trois besoins peu ou pas couverts jusque-là.
La mobilité et le tactile
- Orientation — le contenu ne doit pas imposer le mode portrait ou paysage.
- Gestes du pointeur — tout geste complexe doit avoir un équivalent simple.
- Annulation du pointeur — une action déclenchée par appui doit pouvoir être annulée.
- Mouvement de l’appareil — secouer ou incliner ne doit jamais être le seul moyen de déclencher une fonction.
La vision faible
- Reflow — le contenu doit rester consultable sans défilement horizontal à 320 pixels de large. C’est le critère 10.11 du RGAA, et l’un des plus structurants sur un site ancien.
- Espacement du texte — l’utilisateur doit pouvoir imposer ses propres interlignes et interlettrages sans perte de contenu.
- Contraste des éléments non textuels — les composants d’interface et les éléments graphiques porteurs d’information doivent atteindre 3:1.
Les contenus révélés au survol ou au focus
Infobulles et menus déroulants doivent pouvoir être survolés, rester affichés et être masqués sans déplacer le pointeur — trois exigences que la plupart des implémentations maison ignorent.
Ils ne ressemblent pas à ce qu’on attend d’un référentiel d’accessibilité : ni alternative textuelle, ni lecteur d’écran. Ils traitent de situations qui concernent une large part des utilisateurs — écran de petite taille, zoom important, main occupée, préférences système. C’est aussi ce qui les rend faciles à défendre en interne.
Le point de vigilance sur un site existant
Le reflow à 320 pixels est, de loin, le critère de la 2.1 qui met le plus de sites en défaut — en particulier ceux dont la mise en page date d’avant les grilles fluides, et ceux qui comportent de larges tableaux. Les tableaux de données bénéficient d’un cas particulier, à condition d’être placés dans leur propre conteneur défilant.