Perceptible, utilisable, compréhensible, robuste
Cette page fait partie de RGAA et WCAG.
Quatre questions, pas quatre catégories
Les WCAG organisent leurs critères de succès sous quatre principes. Présentés comme une taxonomie, ils paraissent abstraits. Vus comme quatre questions posées dans l’ordre, ils deviennent un outil de diagnostic utilisable sans connaître le référentiel par cœur.
1. Perceptible — l’information parvient-elle à l’utilisateur ?
Si l’information n’existe que sous une forme que la personne ne peut pas percevoir, rien d’autre ne compte. C’est le principe des alternatives textuelles, des sous-titres, des contrastes suffisants, et de l’interdiction de faire porter une information par la seule couleur.
La question : mon contenu existe-t-il sous au moins deux formes ?
2. Utilisable — peut-on s’en servir ?
L’information est perceptible, mais la personne peut-elle agir ? Navigation au clavier, focus visible, absence de piège, limites de temps contrôlables, cibles suffisamment grandes, gestes complexes évitables.
La question : puis-je tout faire sans souris, et sans me presser ?
3. Compréhensible — le sens passe-t-il ?
Langue de la page déclarée, comportement prévisible, libellés explicites, messages d’erreur qui disent quoi corriger. C’est le principe le plus éditorial des quatre.
La question : un utilisateur qui ne voit pas la page comprend-il ce qui se passe ?
4. Robuste — cela tient-il avec les outils réels ?
Code valide, sémantique correcte, compatibilité avec les technologies d’assistance. C’est le principe qui justifie le critère de validité du code : un lecteur d’écran s’appuie sur l’arbre du document, et un balisage invalide produit un arbre imprévisible.
La question : mon code dit-il ce que ma page montre ?
Devant une non-conformité, se demander lequel des quatre est en cause indique aussitôt qui doit corriger : perceptible et compréhensible renvoient souvent au contenu et au design ; utilisable et robuste, au développement. C’est plus rapide que de parcourir 106 critères.
Le rapport avec le RGAA
Le RGAA n’organise pas ses critères par principe, mais par thématique technique — images, liens, formulaires — parce que c’est plus commode pour tester. Les deux découpages recouvrent le même contenu : l’un sert à comprendre, l’autre à vérifier.