Audit RGAA pour un opérateur de transport
Le transport de voyageurs est visé par l’European Accessibility Act, et souvent aussi par le régime français en tant que délégataire de service public.
Deux régimes, souvent cumulés
Une régie de transport ou un délégataire de service public relève du régime français en tant que délégataire, sans seuil. Et l’European Accessibility Act vise nommément les services de transport de voyageurs — sites, applications, billetterie, information voyageurs, et les terminaux.
Le périmètre, terminaux compris
- le site et la recherche d’itinéraire ;
- la billetterie en ligne, auditée de bout en bout ;
- l’application mobile, y compris le titre de transport dématérialisé ;
- l’information voyageurs en temps réel : prochains départs, perturbations, correspondances ;
- les bornes et automates de vente et de validation, visés par l’EAA ;
- les écrans d’information en station et à quai.
La difficulté propre au secteur : le temps réel
Un tableau de départs qui se met à jour toutes les trente secondes pose un problème que peu d’autres secteurs rencontrent.
- Annoncer sans harceler. Une zone de message de statut qui relit l’intégralité du tableau à chaque rafraîchissement rend la page inutilisable. Il faut annoncer les changements significatifs — un retard, une suppression — et non l’écoulement des minutes.
- Ne pas voler le focus. Un rafraîchissement qui replace le focus en haut de page interrompt la lecture en cours.
- Ne pas imposer de limite de temps dans le tunnel d’achat. Une réservation qui expire au bout de cinq minutes exclut quiconque saisit lentement.
L’information de perturbation est celle dont l’inaccessibilité coûte le plus cher à l’usager : une personne qui n’apprend pas qu’un ascenseur est en panne ou qu’une correspondance est supprimée se retrouve bloquée sur le réseau.
C’est aussi, souvent, l’information la plus mal balisée — publiée en bandeau, en image, ou dans un composant animé.
Les bornes et automates
Ils sortent du périmètre du RGAA, dont la méthode de test porte sur le web, mais relèvent de la norme européenne EN 301 549, qui couvre explicitement le matériel. Un marché de renouvellement de parc doit donc s’y référer, et non au seul RGAA.
Par où commencer
- le parcours d’achat d’un titre, de bout en bout, au clavier ;
- l’information de perturbation, sur tous ses canaux ;
- l’application mobile, testée avec VoiceOver et TalkBack ;
- les clauses des marchés de bornes, adossées à l’EN 301 549.
Faire auditer votre billetterie